La Cnil a condamné une TPE parisienne spécialisée dans la traduction à payer une amende de 20.000 euros. La petite entreprise est notamment accusée d’avoir maintenu un système de vidéosurveillance trop intrusif sur ses salariés.

Depuis 2013, la commission qui veille entre autres à ce que l’informatique ne porte pas atteinte à la vie privée ou aux libertés individuelles des citoyens, avait été saisie à plusieurs reprises par des salariés de Uniontrad Company. En 2018, le gendarme français des données personnelles avait constaté que « la caméra présente dans le bureau des six traducteurs les filmait à leur poste de travail sans interruption ».

Pas de mots de passe
Elle avait par ailleurs observé que « les postes informatiques n’étaient pas sécurisés par un mot de passe et les traducteurs accédaient à une messagerie professionnelle partagée avec un mot de passe unique ».

En juillet 2018, la Cnil avait donc enjoint l’entreprise de déplacer sa caméra, et de mettre en place des mots de passe personnels pour la messagerie professionnelle. Cependant, en octobre 2018, à l’issue du délai fixé par l’autorité administrative, l’entreprise ne s’était toujours pas exécutée.

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